Invitation au 2° carrefour régional des résistances et alternatives (CRRA)

Chères amies, chers amis, Nous sommes heureux d’inviter votre association ou votre collectif à participer au 2° Carrefour Régional des Résistances et des Alternatives. Le CRRA 2026 se tiendra cette année les 25 et 26 Avril prochains à la très sympathique Ferme Animalière des Pibouls à Montauban dans le Tarn & Garonne.

L’objectif premier de cet évènement est de créer des passerelles et confluences entre nos luttes et nos groupes, d’une part contre l’attaque massive de projets industriels toujours plus démentiels et dévastateurs sur les territoires que nous habitons, et d’autre part pour construire ensemble des futurs désirables.

La première édition du CRRA s’est tenue en 2025 à Montech dans le Tarn & Garonne. Nous inspirant de la récente expérience du Réseau des Résistances et Alternatives Lotoises (RRAL), nous envisagions alors de construire ensemble les prémices des réseaux RRA 82 et RRA 47. Ce qui fut fait.

Avec cette seconde édition, le CRRA 2026 est destiné à étoffer les réseaux déjà existant, et peut-être aussi à donner envie à d’autres groupes sur d’autres territoires de créer leurs propres réseaux à leurs échelles, afin de propager à la racine ces rhizomes de résistances et d’alternatives locales, indispensables pour bifurquer à la base vers ces futurs tant désirés…

Nous sommes sur le point de finaliser l’affiche et les tracts présentant le programme du CRRA 2026.  En attendant, voici un avant-goût du programme

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Document cadre : les Chambres d’agriculture jouent aux cartes

« La loi du 10 mars 2023, relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables (dite APER) donne la compétence aux Chambres d’agriculture de proposer un document cadre identifiant les surfaces agricoles, naturelles et forestières susceptibles d’accueillir des projets photovoltaïques au sol. Théoriquement aucun ouvrage photovoltaïque – hors installations agrivoltaïques – ne pourra être implanté en dehors des surfaces identifiées dans ce document cadre arrêté par le préfet de département sur proposition de la Chambre départementale d’agriculture. »

On pourrait penser, à lire cette introduction au document cadre des Chambres d’agriculture, qu’il va s’agir enfin d’un travail sérieux de planification de l’installation d’une ENR (énergie renouvelable), en l’occurrence le photovoltaïque industriel au sol. Mais il n’en est rien.

On apprend ainsi qu’il y a des exceptions : des installations pourront se faire sur des sites classés comme favorables à l’implantation de panneaux dans les PLU/PLUi. En clair, les communes et les intercommunalités n’ont pas à tenir compte de cette cartographie pourtant réputée contraignante !

Vient ensuite un exposé sur la méthodologie employée pour identifier les parcelles favorables à l’implantation de PV (photovoltaïque). Rappelons que l’agrivoltaïque n’est pas concerné, or il s’agit bien de photovoltaïque. Le concept d’agrivoltaïque ayant été créée par les industriels pour échapper aux réglementations du PV sur sol, transformant au passage les agriculteurs en producteurs d’électricité.

La méthode dite du tamis a consisté à éliminer toutes les parcelles qui ne concernent pas ce document de cadrage. À savoir : d’abord les parcelles en culture, puis les espaces artificialisés, ensuite les espaces à enjeux agricole (principalement celles potentiellement irrigables, les parcelles classées en AOP ou les landes et formation herbacées) et enfin les espaces forestiers (comprendre les forêts exploitées). 

Cette identification se fait donc uniquement sur carte sans aucune étude d’impact environnementale. Les données de biodiversité ne sont à aucun moment prises en compte. Les zones classées Natura 2000, les zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) ne semblent pas faire partie des critères retenus.

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Sauvés par une bourgade gauloise !!

Une découverte archéologique sauve un petit village du Lot…
… d’un projet de 66 hectares de photovoltaïque sur ses terres

Montcuq, village médiéval perché sur une petite colline du Quercy Blanc, est situé au sud-ouest du département du Lot.
Avec son nom, il a inspiré de nombreuses blagues à Daniel Prévost, dans l’émission Le Petit Rapporteur en 1976. Depuis, de nombreux touristes viennent se prendre en photo devant l’un des panneaux d’entrée de la commune. Une rue du village porte d’ailleurs le nom Le Petit Rapporteur, la mairie à l’époque avait de l’humour !

Moi je prononçais le Q final comme un K, je n’avais pas compris la blague. Bref, ce n’est pas de cela dont on va parler, mais d’une découverte qui pourrait sauver le village d’un projet industriel photovoltaïque sur 66 hectares de terres agricoles et naturelles.
Le territoire de Montcuq étant par ailleurs classé grand site projeté dans le Lot, projeter un tel massacre est complètement aberrant.

Porté par l’entreprise Photosol – filiale du groupe pétrolier Rubis – le projet en l’état ne verra pas le jour.

En effet, dans le cadre des fouilles préventives réalisées en amont de la construction du site industriel, une découverte archéologique majeure vient d’avoir lieu sur l’une des trois parcelles du projet. Les archéologues ont trouvé une véritable bourgade gauloise de la fin du 2ème Âge du fer (entre -450 et -50), contiguë à une voie gallo-romaine.
Marquée par une occupation dense, la valeur patrimoniale de ce site est assurée.
La suite de cette importante découverte, qui ouvre des perspectives passionnantes, sera dans les mains de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Occitanie, qui devra décider notamment de la nécessité d’une fouille intégrale.

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ATTENTION concertation dans l’Hérault !

Notre collectif attire votre attention sur cette  « concertation » du 17 février au 10 mars. Cette participation du public par voie électronique (PPVE) concerne un futur arrêté préfectoral dans le département de l’Hérault pour le photovoltaïque au sol. 

Cet arrêté servira à établir le document-cadre départemental sur les installations photovoltaïques au sol dans l’Hérault. Avec des conséquences sur un grand nombre de communes du département.

Votre commune peut présenter des parcelles plus ou moins importantes ; sur la carte en cliquant sur les lieux, vous avez le numéro des parcelles en question, puis sur internet allez au cadastre pour voir où se situent les parcelles en question.

Peut-être prendre soin de donner vos avis si vous n’avez pas envie de voir les prés ou les vignes se couvrir de panneaux noirs !

https://www.herault.gouv.fr/layout/set/print/Actions-de-l-Etat/Transition-energetique/Document-cadre-participation-du-public-par-voie-electronique-17-fevrier-au-10-mars-2026-inclus

Veille d’élections municipales c’est pas top comme consultation : les équipes municipales risquent de changer, donc l’avis des élu-es aussi !

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